Accident du travail et maladie professionnelle : le plafond baisse le 1er novembre, 5 réglages à vérifier
En bref
- Le plafond des indemnités AT/MP change pour les arrêts débutant le 1er novembre 2026.
- La limite de rémunération servant au calcul passe de 0,834 % à 0,226 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.
- Le montant final dépend du salaire, du maintien, de la subrogation et des garanties de prévoyance.
- La paie de TPE-PME doit être testée avant le premier dossier concerné pour éviter des écarts de remboursements.
Dès le 1er novembre 2026, le calcul des indemnités AT/MP évolue avec une baisse du plafond. Pour une TPE-PME, le risque n’est pas théorique : des paramètres de paie non testés peuvent créer un décalage entre bulletin, caisse et prévoyance.
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Ce guide détaille les réglages de paie à vérifier et la logique à appliquer. L’objectif est simple : sécuriser le versement, sans scénario anxiogène.
Que baisse exactement le 1er novembre 2026 pour les AT/MP
À partir des arrêts dont la date de début est à compter du 1er novembre 2026, la limite de rémunération utilisée pour le calcul diminue. Le passage de 0,834 % à 0,226 % du plafond annuel de la Sécurité sociale modifie le plafond de référence retenu.
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Les règles de taux restent structurées autour de la logique de prise en charge. L’effet concret se déclenche lorsque la rémunération du salarié atteint ou dépasse ce nouveau seuil.
| Élément de calcul | Avant le 1/11/2026 | Après le 1/11/2026 |
|---|---|---|
| Limite de rémunération (référence) | 0,834 % du plafond annuel | 0,226 % du plafond annuel |
| Impact attendu | Plafond plus élevé | Plafond plus bas, diminution possible des IJSS |
| Quand l’effet apparaît | Rémunérations proches ou au-dessus du seuil | Rémunérations proches ou au-dessus du nouveau seuil |
| Taux après application | Structure identique par période | Structure identique par période |
Service-Public.fr indique que les salariés dont la rémunération brute dépasse 1,8 fois le Smic voient leurs IJSS diminuer lorsque la nouvelle limite s’applique. Cette nuance évite d’interpréter la mesure comme une baisse uniforme.
Pour les entreprises, le point clé est la frontière entre ce qui relève du plafond et ce qui relève du maintien contractuel.

Pourquoi la paie d une PME peut changer sans que tout le monde soit concerné
Le bulletin ne reflète pas seulement les IJSS versées par l’Assurance Maladie. Il dépend aussi des règles de maintien de salaire prévues par la convention collective, le contrat ou des usages d’entreprise.
Quand l’entreprise complète, elle doit recalculer l’écart entre le montant théorique à maintenir et le montant effectivement versé côté IJSS. La mécanique devient sensible dès que le plafond d’indemnités baisse.
La subrogation accentue la vigilance. Dans ce cas, l’employeur perçoit les IJSS et les reverse ensuite au salarié selon le régime prévu. Un paramétrage ancien peut alors décaler la trésorerie et la régularisation comptable.
Si vous utilisez un logiciel de paie tel que Silae (ou un autre éditeur), vérifiez aussi la manière dont le logiciel classe un arrêt “avant” ou “après” la date du 1er novembre 2026. La règle de branchement doit être alignée sur la date réelle de début.
cas d usage par profil : où l écart se repère le plus
- Rémunérations élevées : l’effet plafond devient plus probable sur les AT/MP longs.
- Employeurs avec maintien partiel : l’écart se reporte dans le complément employeur.
- Gestionnaire paie débutant : le risque vient des paramètres subrogation et du rapprochement tardif.
- Responsable RH : le risque vient d’une communication avant simulation et validation interne.
Les 5 réglages de paie à vérifier avant le premier dossier après le 1er novembre
La préparation doit cibler les points où le calcul bascule réellement. Une relecture seule ne suffit pas : l’enjeu porte sur l’intégration du changement dans la paie et sur la cohérence avec les remboursements.
Les cinq contrôles ci-dessous visent à sécuriser la chaîne paie → IJSS → complément → prévoyance. Ils se réalisent sur des scénarios “fictifs” avec des variables salariales, sans données médicales.
1. Demander une information de version à l éditeur de paie
Obtenez la date de mise à jour et la version exacte de paramétrage. Demandez comment l’outil gère la distinction entre arrêt débutant avant et arrêt débutant après le 1er novembre 2026.
Un document de release note réduit les malentendus. Il sert aussi à prouver, en cas de contrôle, la logique appliquée au paramétrage.
2. Identifier les dossiers qui risquent d atteindre le nouveau plafond
Concentrez l’analyse sur les salariés dont la rémunération brute dépasse le seuil fréquemment cité autour de 1,8 fois le Smic. Ajoutez les arrêts AT/MP susceptibles d’être longs ou avec maintien intégral.
Ensuite, lancez une simulation d’un arrêt débutant avant et d’un arrêt débutant après le 1er novembre 2026. Comparez le résultat IJSS attendu et le complément employeur.
3. Revalider le maintien de salaire et ses modalités
Relisez la clause de maintien dans la convention collective et dans tout avenant. Vérifiez la franchise, l’assiette et le calendrier de maintien, surtout si une subrogation est prévue.
La baisse du plafond de prise en charge publique ne détermine pas le montant final. Le contrat et la convention peuvent amplifier ou limiter l’écart à supporter.
4. Sécuriser subrogation, rapprochements et régularisations
Pour chaque dossier subrogé, comparez : montant figurant sur la paie, montant attendu depuis la caisse et montant réellement viré. Fixez un seuil interne d’écart à partir duquel une régularisation est enclenchée.
Documentez la procédure. Cette traçabilité limite les tensions et accélère la résolution en cas d’écart administratif.
5. Préparer une réponse calibrée aux salariés
Prévoyez un message neutre expliquant que le calcul dépend d’un plafond et d’éléments propres au dossier. Le salarié doit comprendre la logique, pas recevoir un montant “annoncé” sans calcul officiel.
Pour un cas sensible, appuyez-vous sur la confirmation interne du traitement. Un dialogue cadré réduit les incompréhensions avec l’Assurance Maladie et la prévoyance.
erreurs fréquentes à éviter
- Confondre date de soins et date de début d’arrêt pour appliquer le bon paramètre.
- Ne pas tester un scénario “après le 1er novembre 2026” sur le logiciel de paie.
- Oublier la subrogation dans les rapprochements entre paie et remboursements.
- Présenter une estimation globale sans préciser la dépendance au plafond.

Comment tester la paie en 1 heure sans créer de désordre
Un test rapide évite les régularisations tardives et les frictions. Il consiste à reproduire le calcul sur deux scénarios : un arrêt débutant avant, puis un arrêt débutant après le 1er novembre 2026.
L’équipe paie compare ensuite le résultat IJSS et le complément employeur attendu. Les écarts détectés déclenchent un ajustement de paramétrage ou une clarification avec la prévoyance.
procédure de test recommandée
- Obtenir la date de mise à jour du logiciel et le périmètre concerné AT/MP.
- Créer une simulation avec une rémunération “au-dessus du seuil” et une autre “en dessous”.
- Vérifier le paramétrage maintien, subrogation et modes de calcul du complément.
- Comparer les sorties : IJSS estimées, complément employeur, écritures de régularisation.
- Conserver la documentation de test dans un dossier interne de conformité.
Pour fiabiliser la démarche, appuyez-vous sur les textes et la doctrine accessibles. Le calcul des indemnités journalières et l’encadrement des règles AT/MP s’inscrivent dans le cadre de la Sécurité sociale.
Les règles de calcul des indemnités journalières et leurs plafonds reposent sur des paramètres réglementaires précis, appliqués selon la date de début de l’arrêt.
Sur le plan pratique, les entreprises qui combinent maintien et prévoyance constatent souvent des effets de bord. L’alignement des paramétrages limite les divergences de lecture entre paie, comptabilité et organismes assureurs.
Cadre légal et chiffres : ce que disent les sources à utiliser pour valider
Pour valider vos paramètres, vous devez croiser les sources réglementaires et les pages de synthèse. La mesure relative au plafond des indemnités AT/MP s’inscrit dans un texte publié au Journal officiel et commenté dans les bases administratives.
Le changement du 1er novembre 2026 implique de contrôler la date d’application pour vos arrêts en cours et ceux à venir. Le bon jalon reste la date de début de l’arrêt.
Concernant les repères de calcul, les pages de Service-Public.fr offrent une lecture opérationnelle sur le plafond et la logique de diminution lorsque la rémunération dépasse le seuil indiqué. Pour compléter, vérifiez aussi les documents de la CNAM et les rubriques IJ.
Pour la partie technique paie, la bonne pratique consiste aussi à consulter la documentation éditeur. Elle décrit la prise en charge des mises à jour de réglementation et la date d’intégration des barèmes.
Sources externes à consulter :
- Service-Public.fr, fiche “indemnités journalières en cas d’accident du travail ou maladie professionnelle” mise à jour en 2025.
- Légifrance, texte publié au Journal officiel sur le décret du 30 septembre 2026 modifiant la limite de rémunération servant au calcul.
- Assurance Maladie (CNAM), rubriques IJ AT/MP actualisées en 2024-2025.
le plafond des indemnités AT/MP baisse-t-il pour tous les salariés
Non. Le changement vise la limite de rémunération servant au calcul. L’effet sur les IJSS apparaît surtout quand la rémunération du salarié dépasse le seuil lié au nouveau plafond à partir du 1er novembre 2026.
que doit contrôler le service paie en priorité
Le contrôle prioritaire porte sur le paramétrage logiciel : distinction entre arrêts commençant avant ou après le 1er novembre 2026, et cohérence avec la subrogation et le maintien. Le rapprochement paie-caisse doit aussi être anticipé.
comment savoir si le maintien de salaire compensera la baisse
La compensation dépend des règles prévues par la convention collective, le contrat ou un accord interne. Une baisse des IJSS peut réduire le montant remboursé, puis être neutralisée ou amplifiée selon la logique du complément employeur.
faut-il régulariser les dossiers déjà en cours
Le point de bascule se rattache à la date de début de l’arrêt. Pour les dossiers débutant avant le 1er novembre 2026, la logique initiale reste en place. Pour ceux qui débutent après, la nouvelle limite s’applique.
quel calendrier de travail recommandez-vous pour une TPE-PME
Planifiez une mise à jour et des simulations dès réception de la version de paie. Puis testez deux scénarios “avant/après”. Enfin, préparez une procédure de rapprochement pour les premiers remboursements et une réponse cadrée aux questions salariés.
Prochaine étape : lancez dès maintenant une simulation sur votre outil de paie pour un arrêt “avant” et un arrêt “après” le 1er novembre 2026. Vous sécurisez ainsi les indemnités AT/MP, la subrogation, et le calcul du complément, sans improvisation.
